15.09.2008

Tunisie-liberté d'expression

Tunisie RSF : Un défenseur des droits de l’homme en prison après s’être exprimé sur Al-Jazira
 

© Al-Jazira - Extrait du journal sur l’actualité des pays du Maghreb - 26 août 2008
Reporters sans frontières proteste contre le maintien en détention de Tarek Soussi, membre de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP). Interpellé le 27 août 2008, suite à une interview qu’il avait accordée à la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira, il est poursuivi pour “propagation de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public” et rique jusqu’à trois ans de prison.
“Les autorités tunisiennes continuent d’imposer la loi du silence. Ceux qui transgressent cette règle se retrouvent directement à la case prison. Le strict contrôle sur l’information exercé par l’Etat est mis à mal par les télévisions satellitaires, vers lesquelles se sont tournés les Tunisiens avides d’informations indépendantes. C’est également le cas de Tarek Soussi qui n’aurait jamais été autorisé à faire passer son message à la télévision d’Etat. Son inculpation est absurde et sert avant tout à dissuader ceux qui s’aviseraient de collaborer avec la presse étrangère”, a déclaré l’organisation.
Tarek Soussi a été déféré, le 3 septembre 2008, devant un juge d’instruction du tribunal de première instance de Bizerte (60 km au nord de Tunis). Le militant des droits de l’homme, qui n’a pas été autorisé à utiliser ses béquilles, a été porté dans la salle d’audience par des policiers. Ses avocats ont dénoncé un traitement “humiliant”. Tarek Soussi, 48 ans, souffre d’un handicap moteur suite aux mauvais traitements qui lui avaient été infligés lors d’un séjour en prison au début des années 90. Son épouse a fait part à Reporters sans frontières de son inquiétude concernant son état de santé. La demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats n’a pas encore été examinée. Et la date de la prochaine audience n’est pas fixée.
Tarek Soussi a été interpellé sans mandat d’arrêt, le 27 août 2008, à son domicile par une dizaine de policiers en civil. L’un d’entre eux s’était fait passer pour un employé de la compagnie d’électricité pour pénétrer dans la maison. Son interpellation est survenue au lendemain de sa participation, sur Al-Jazira, à un journal d’informations consacré aux pays du Maghreb (voir la vidéo en arabe). Intervenant par téléphone depuis Bizerte, Tarek Soussi avait pris la parole pour dénoncer l’interpellation abusive de sept Tunisiens.
Source : RSF

Tunisie-prisonniers

Campagne pour sauver la  vie des prisonniers des deux décennies:

 

Pour mettre fin à la politique de la mort lente:

 

22- Hédi El Ghali

Des mois de torture… et des années de représailles infinies

Nom et Prénom : Hédi El Ghali


Date de naissance : Mars 1941


Etat civil : Marié et père de 3 filles et un garçon

 

Profession : Chauffeur de taxi


Date d’entrée en prison : Mai 1991


Etat de santé : Atteint d’une maladie neurologique, le rhumatisme et l’ulcère


Peine : A perpétuité

 

Prisons : Il a fait l’objet d’un traitement exceptionnel et cruel, tel que l’isolement total dans la prison civile de Tunis (pavillon de l’isolement) pendant plus de 10 ans. Il ne pouvait entrer en contact avec aucun autre prisonnier même ceux du droit commun ou de voir des gens sauf lors des visites de la famille. Or, ces visites se déroulaient plus souvent dans des conditions spéciales et sévères. Il a subi beaucoup de torture, d’humiliation et de pression psychique visant la destruction de son système nerveux et de ses capacités intellectuelles. Il n’a pas eu beaucoup de déplacements entre les prisons mais il a passé la majorité de sa peine à la prison du 9 avril à Tunis entre le pavillon de l’isolement et la cellule individuelle qui se trouve au-dessus du pavillon de la clinique. Il a séjourné, également, dans le pavillon de l’isolement à la prison d’El Kef pendant une année et demie. C’était le séjour le plus atroce. Ses bourreaux arrosaient ses habits et son lit d’eau froide pendant les nuits très froides de l’hiver. Durant les derniers mois, il a séjourné à la prison de Mahdia et il est actuellement à la prison de Messadine.

Pour écrire à Hédi El Ghali : Hédi El Ghali, prison civile de Messadine, Sousse, République tunisienne

 

 

 

 

Appel à tous ceux qui sont touchés par la souffrance des « prisonniers des deux décennies »:

Faites connaitre la souffrance de ces prisonniers ... Envoyez des lettres, des mots, publiez des articles ... Ecrivez aux autorités tunisiennes ... Appelez les familles des prisonniers pour les soutenir ... Aidez leurs femmes et enfants ... Pour qu'on ne dise pas qu'on ne le savait pas.

 

Tunisie-Violations

Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
43 Rue Eldjazira, Tunis
e-mail : aispptunisie@yahoo.fr

Tunis, le 13 septembre 2008

Violations continuelles impunies ?
 

Les administrations des prisons de Borj El Amri et de Mornaguia rivalisent en matière de sévices infligés aux prisonniers dits « de l’antiterrorisme ». L’administration de la prison de Borj El Amri s’acharne à priver ces prisonniers de leurs droits élémentaires garantis par la loi sur les prisons. Ces procédés inhumains ont poussé certains d’entre eux à faire une grève de la faim pour exiger que soit mis un terme à ces humiliations et que soient améliorées les conditions d’incarcération.
En dépit des promesses reçues par Ahmed Mrabet (condamné à 15 ans d’emprisonnement dans l’affaire n°10604 connue comme l’affaire de « Slimane ») en termes d’amélioration de ses conditions carcérales à la suite de sa grève de la faim en juin 2008, sa famille affirme (sa mère, madame Fatma Hilal, lui a rendu visite vendredi 12 septembre) qu’il est en butte à des brimades graves perpétrées par des agents pénitentiaires et que son état de santé se dégrade régulièrement car il est privé de médicaments (même à son compte !).
[…]
Pour la commission de suivi des prisonniers
Le vice-Président de l’Association
Maître Abdelwahab Matar
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

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