01.08.2008
Tunisie: guerre ouverte contre les militants des droits de l’homme
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
43 Rue Eldjazira, Tunis
e-mail : aispptunisie@yahoo.fr
Tunis, le 28 juillet 2008
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
43 Rue Eldjazira, Tunis
e-mail : aispptunisie@yahoo.fr
Tunis, le 28 juillet 2008
Guerre ouverte contre les militants des droits de l’homme
Au quatrième jour de la guerre ouverte contre les militants des droits de l’homme […] d’impressionnantes forces de police ont barré aujourd’hui 28 juillet, les entrées de la capitale et tenter d’en interdire l’entrée aux activistes de Bizerte par la violence verbale et la menace de la violence physique. Ali Ben Salem […] a dû rebrousser chemin vers Bizerte, et ils ont barré la route à Lotfi Hajji, le correspondant de la chaîne El Jazira qui était accompagné de son fils qui venait à Tunis passer un concours ainsi qu’au militant Mohammed Hédi Ben Saïd. Ce dernier a été enlevé au niveau de Cherguia et sa voiture a été mise à la fourrière municipale, en secret, ne dévoilant ni son lieu de détention, ni ses motifs à ceux qui l’accompagnaient […]
Aujourd’hui, les familles des militants arrêtés à Bizerte ont pu leur rendre visite à la prison civile. Tous ont dit avoir été enlevé alors qu’ils étaient assis au café Aïn Bitar à Menzel Jmil et ont été dirigés sur le siège de l’administration de la Sûreté de l’Etat au ministère de l’Intérieur où ont eu lieu des investigations sur la marche qui a eu lieu à Bizerte le matin du 25 juillet 2008 à l’occasion de la fête de la République, et notamment sur ceux qui y avaient appelé et l’avaient organisé, sur les slogans, ceux qui avaient confectionné les pancartes. Sadkaoui, Jemili, Boujemaa et Naffati ont réaffirmé leur attachement à leur droit constitutionnel à l’expression pacifique de leurs opinions et leur refus de la méthode du rapt qui leur avait été appliquée. Parce qu’ils avaient refusé de signer des procès verbaux qu’ils n’avaient pas lu, ils ont été obligés par la menace physique (chacun d’entre eux était entouré de quatre agents de la Sûreté de l’Etat à la stature énorme) d’apposer leur pouce en bas du PV. L’association a appris par les avocats volontaires pour les défendre que le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance de Tunis les avait fait déférer devant le juge cantonal de Bizerte (affaire n°81453) afin qu’ils soient jugés demain mardi 29 juillet pour attroupement sur la voie publique et outrage aux bonnes mœurs !
[…]
Pour l’Association,
Le comité directeur
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
Aujourd’hui, les familles des militants arrêtés à Bizerte ont pu leur rendre visite à la prison civile. Tous ont dit avoir été enlevé alors qu’ils étaient assis au café Aïn Bitar à Menzel Jmil et ont été dirigés sur le siège de l’administration de la Sûreté de l’Etat au ministère de l’Intérieur où ont eu lieu des investigations sur la marche qui a eu lieu à Bizerte le matin du 25 juillet 2008 à l’occasion de la fête de la République, et notamment sur ceux qui y avaient appelé et l’avaient organisé, sur les slogans, ceux qui avaient confectionné les pancartes. Sadkaoui, Jemili, Boujemaa et Naffati ont réaffirmé leur attachement à leur droit constitutionnel à l’expression pacifique de leurs opinions et leur refus de la méthode du rapt qui leur avait été appliquée. Parce qu’ils avaient refusé de signer des procès verbaux qu’ils n’avaient pas lu, ils ont été obligés par la menace physique (chacun d’entre eux était entouré de quatre agents de la Sûreté de l’Etat à la stature énorme) d’apposer leur pouce en bas du PV. L’association a appris par les avocats volontaires pour les défendre que le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance de Tunis les avait fait déférer devant le juge cantonal de Bizerte (affaire n°81453) afin qu’ils soient jugés demain mardi 29 juillet pour attroupement sur la voie publique et outrage aux bonnes mœurs !
[…]
Pour l’Association,
Le comité directeur
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
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Commentaires
http://tunisie-harakati.mylivepage.com
Je n'irai pas en vacance cette année en Tunisie ainsi que les autres années tant que la démocratie ne sera pas digne de son nom.
Ecrit par : kadice76 | 24.08.2008
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